Ingénieurs informatique : pénurie de profils

Ingénieurs informatique : pénurie de profils

La création d’emploi a bondi depuis un an. Cependant, il demeure toujours des secteurs qui manquent de profils pour se développer correctement, et ce besoin se ressent jusque dans l’administration. Les profils les plus recherchés ? Celui des ingénieurs informatique. Les entreprises du numérique sont en première ligne de cette pénurie, et cette situation devient problématique.

Equipe de développeurs discutant dans les bureaux d'une entreprise.

Quelle problématique à l’aube de 2020 ?

D’ici 2021, 60.000 emplois seront à pourvoir d’après Syntec-Ingénierie, alors que les écoles et universités ne parviendrons qu’à en fournir 30.000.

La faute aux formations professionnelles ?

Un des plus gros problèmes en France se trouve dans son système d’éducation. Celui-ci peine à suivre la cadence de l’évolution, certes ultra-rapide, des nouvelles technologies. En effet, il se passe souvent 5 ans entre l’entrée et la sortie d’étude des futurs ingénieurs. Ce sont 5 ans durant lesquels le numérique aura considérablement changé. Prenons par exemple les dernières innovations en Big Data ou et intelligence artificielle : l’employabilité immédiate des jeunes diplômés se voit compromise par un manque de compétences dans ces domaines. Aussi, et parallèlement Pôle Emploi manque également de moyens et d’agilité face à ce phénomène. Les ingénieurs informatique à la recherche d’un emploi ne trouvent parfois pas ce qu’ils sont venus chercher. Ces deux axes font que les étudiants pour se former, et les ingénieurs pour travailler, préfèrent parfois l’international, en s’expatriant vers l’Amérique du Nord ou l’Asie où les opportunités sont plus grandes.

Un méconnaissance des métiers du numérique

Un autre problème, qui peut toutefois paraître étonnant, est la méconnaissance des métiers du numérique par les jeunes. Il ne suffit pas de passer plusieurs heures par jour sur son smartphone pour développer une connaissance du milieu. D’une part, l’enseignement du numérique est bien trop tardif et devrait commencer dès le secondaire. D’autre part, ni les entreprises ni les institutions communiquent sur ce dernier. En effet, elles ne sont pas assez impliquées en dehors de leurs environnements pour contribuer à la valorisation des métiers du numérique et valoriser ce dernier auprès des jeunes.

Les ingénieurs informatique féminines encoretrop peu présentes

Aussi, il est important de noter que le numérique est un milieu à l’image très masculine rebutant les femmes. En effet, on ne compte que 28,5% de présence féminine dans ses rangs. C’est un nombre bien trop faible, qui par conséquent, entraîne un déficit global dans l’occupation des postes proposés.

Quelles solutions pour résoudre ces problèmes ?

La solution la plus adéquate et la plus évidente serait bien entendu la coopération. Tout d’abord, entre l’Etat et les entreprises, mais aussi entre les différentes entreprises du secteur. Pourquoi ? Parce que ces dernières se livrent une guerre pour acquérir des talents qui résulte en des dégâts collatéraux. Pourtant, les entreprises ont tout intérêt à unir leurs forces pour attirer davantage de talents et évangéliser ces métiers méconnus en travaillant notamment à leur valorisation.

Toutefois, certaines entreprises du numérique ont déjà innové dans ce processus d’évangélisation et d’acquisition de nouveaux talents. C’est notamment le cas de l’Ecole 42, fondée en 2013 par Xavier Niel de la société Free, ou l’Ecole IA de Microsoft. Au sein de ces écoles reconnues sont formés les futurs talents de demain, calibrés sur les tendances du marché et les besoins de ces mêmes sociétés.

Par ailleurs, il est également important pour les entreprises de trouver un moyen d’intéresser les femmes. Le fait que certaines d’entre elles occupent toutefois des postes clés en leur sein peut se révéler un réel atout. Ces dernières pourraient se montrer comme des figures d’inspiration pour les femmes qui hésitent à se lancer dans cette filière, et permettrait par conséquent de rééquilibrer la balance.


Face aux problématiques liées aux ingénieurs informatique que rencontre le monde du numérique, des solutions existent. D’ici 2021, elles devront être mises en place par les ressources humaines, les formations professionnelles et les institutions, pour espérer combler le trou des 30.000 postes vacants qui ne seront pas pourvus sur les 60.000 le cas échéant. KeeSeeK est aussi là pour ça !

 

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Une réponse

  1. saida guelma dit :

    Tout a fait d’accord avec vous

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