LES METIERS A PREDOMINANCE FEMININE SONT EN PREMIERE LIGNE POUR COMBATTRE LE COVID-19 VERS UNE REVALORISATION DES SALAIRES ?

LES METIERS A PREDOMINANCE FEMININE SONT EN PREMIERE LIGNE POUR COMBATTRE LE COVID-19 VERS UNE REVALORISATION DES SALAIRES ?

Les professions à prédominances féminines sont en première ligne pour lutter contre le COVID-19 : Infirmières, aides-soignantes, assistantes maternelles, femmes de ménage, caissières. 

Ceux-ci souffrent d’une dévalorisation salariale. Signataire d’une récente tribune parue dans Le Monde pour demander la « revalorisation des emplois et carrières à prédominance féminine », la syndicaliste féministe Sophie Binet (chargée de l’égalité femmes/hommes à la CGT) observe en outre que « tous ces métiers très féminisés sont caractérisés par une détérioration des conditions de travail, un manque de considération symbolique et salariale, et des années de restriction budgétaire, notamment dans la santé ». Ces femmes, « qui sont aujourd’hui au front pour assurer leur emploi, sont aussi en première ligne pour réaliser les tâches domestiques et familiales », ajoute Mme Binet.

Le travail des femmes est encore trop sous-évalué et cette sous-valorisation est l’une des principales raisons des inégalités salariales entre hommes et femmes. Les femmes restent plus souvent cantonnées que les hommes à une gamme restreinte d’emplois et de responsabilités, ce qui expliquerait les nombreuses inégalités salariales et les salaires inférieurs des femmes.

A 20h tous les soirs les français se mettent à leurs fenêtres pour applaudir le personnel soignant et les travailleurs qui ne peuvent pas rester chez eux et qui sont en première ligne dans la crise sanitaire. Mais qui sont ces français ou plus précisément en majorité ces Françaises qui se battent pour nous ?

Ces métiers « invisibles » à prédominance féminine sont peu valorisés. Ce sont les soignantes, infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes), ce sont aussi des enseignantes (71 % de femmes). 

Ces métiers touchent au soin, à l’assistanat, au nettoyage à l’éducation … ces compétences sont considérées comme principalement féminines dans notre société. Cela permet, entre autres, la sous-valorisation des connaissances professionnelles nécessaires à ces emplois. Puisque ce seraient des compétences innées, il n’y aurait pas besoin de les acquérir !

Comment le COVID-19 pourrait être le tremplin à une revalorisation de ces emplois ?

La logique est celle de l’équivalence des emplois et de l’équité salariale. Il s’agit de dépasser le constat de la ségrégation professionnelle et d’attirer des profils masculins à l’occupation de ces emplois et ainsi contrebalancer la prédominance féminine et arriver vers une parité homme/femme. La seconde étape est de revaloriser les salaires pour des professions qui restent encore trop souvent dénigrées en revoyant à la hausse les budgets alloués à la santé par exemple.

Le COVID-19 aura de « positif » la prise de conscience de l’utilité de ces métiers par les Français. Revalorisation des salaires, lutte contre la précarité, reconnaissance des qualifications, après la crise, les chantiers à traiter seront nombreux. 

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